• Il était une fois en Chine, un dragon qui se nommait Huang Di. Ce dragon était très maléfique.   Un jour, il mangea un poisson et de celui-ci, il s'appropria un détail de son apparence. Son corps se couvrit d'écailles ce qui le rendit presque invincible. Plus tard, il dévora un cerf et, de la même façon, il lui poussa des bois. Son visage se transforma en celui d'un qilin, sorte de licorne chinoise, après s'en être repu.
    Ainsi, plus il mangeait d'animaux, plus il se transformait. Il se dota des serres d'un aigle, des yeux d'un démon.
    Huang Di était devenu un dragon diabolique et terrifiant.
    Pendant de nombreuses années, Huang Di fit régner la terreur à Pékin et s'empara de tous les trésors des habitants qu'il entassa dans une grotte dont il incrusta les murs de pierres précieuses. 
    Les habitants essayèrent bien de mener quelques expéditions mais le dragon était cruel et tuait chaque personne qui s'y aventurait.
      Un jour, un puissant sorcier vint en ville et demanda ce qui n'allait pas. Dès qu'il connut toute l'histoire, il établit un plan avec les habitants. 
    Il leur expliqua qu'il avait le pouvoir d'enchanter une arme qui seule serait capable d'anéantir le dragon. Cette arme devrait être enchantée pendant sa fabrication. 
    Le meilleur forgeron de la ville, un japonais, se mit au travail. Dans sa forge, il réalisa le plus beau des sabres, chauffant, martelant sur l'enclume et trempant la lame plus de mille fois. Avant le polissage, qui dura quinze jours, le sorcier enchanta la lame: il l'enduisit d'un liquide secret et psalmodia d'étranges incantations pendant toute une journée.
    L'épée enfin terminée devait donc pouvoir détruire Huang Di. Mais comment? Le sorcier expliqua que si le dragon venait à être touché par cette épée il se retrouverait instantanément pétrifié.
    On envoya alors deux puissants chevaliers à la grotte. L'un deux devrait réussir à attirer le dragon pour permettre à l'autre de le toucher. 
     


    Huang Di aperçut le chevalier et lui donna un puissant coup de patte, mais heureusement, il ne fit que le blesser. L'autre chevalier profita de l'instant pour frapper le dragon avec l'épée magique. 
    Lorsque l'épée le toucha, le dragon se pétrifia. Il était vaincu.
      En guise de trophée et pour se souvenir toujours de cette histoire, on construisit un mur de briques sur lequel on fixa Huang Di. Toute la ville fit une grande fête qui dura une semaine mais, tout à coup, malheur, quelqu'un demanda si les chevaliers avaient bien pensé à vérifier si le dragon n'avait pas pondu des œufs. Effectivement, le dragon était ovipare. 
    Ils foncèrent à la grotte et trouvèrent des œufs mais l'un d'eux avait déjà éclos depuis longtemps. Ils écrasèrent les oeufs restants et cherchèrent vainement le petit dragonnet. On décida alors de garder précieusement l'épée au cas où, plus tard, le dragon reviendrait. Mais à ce jour, on n'en a plus jamais entendu parler.
     

     

     


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